D'Fish le Blog

David Pierron et les poissons


Poster un commentaire

Début de saison up-gradé !

Tempête de ciel bleu, températures estivales et précipitations inexistantes : on aurait pu croire en un début de saison catastrophique pour la truite. Et bien non, au contraire !

2014-04-03 13.35.42

Certes sur vos rivières vosgiennes, ce ne sont pas des cartons à trois chiffres comme on peut en faire parfois lors de printemps plus pluvieux, mais pour tant soit peu qu’on soit au bord de l’eau aux bonnes heures, il y a de belles rencontres à faire.

2014-04-03 15.27.52

Les beaux poissons sont de sorties, et à certains moments on se demande s’il y a des poissons de moins de 30 dans les rivières.

Pour autant, depuis début mars le cru 2014 se caractérise par la fugacité des touches des truites, et les décrochages à répétition. Au poisson nageur, pour améliorer mon rendement, j’ai remplacé les triples d’origine des Gamera 50 SP par des triples en n°12. Ça s’est avéré payant !

IMGP2033

Inspiré par l’armement utilisé pour la truite de mer par Gaël, dernièrement j’ai essayé avec un triple ventral et un hameçon simple en queue : 3 touches, 3 poissons piqués par la queue, 0 décrochage. A faire à suivre !

2014-04-13 22.16

Quand les truites ne voulaient pas de vibration, j’ai pêché un peu au toc pour le plaisir. Et quel plaisir ! Pêcher les grosses veines d’eau, lentement, méticuleusement, voir le rigoletto marquer un bref arrêt, ferrer et se retrouver attelé à un « bloc », ça fait vite oublier que c’est la première touche de l’après-midi.

IMGP2080

L’eau se réchauffe. L’activité gagne la rivière chaque jour un peu plus. Les prochaines semaines s’annoncent excellentes. J’adore le printemps !

Publicités


1 commentaire

Ma belle ouverture

L’ouverture de la truite est déjà loin, mais aujourd’hui, j’ai enfin fait « mon » ouverture. Vous savez celle où on se retrouve seul sur son parcours favoris. J’étais parti pour aller pêcher le corégone à Pierre Percée mais les 60 km/h de vent annoncé pour aujourd’hui m’ont fait prendre un autre chemin.

Me voici donc en milieu de matinée au bord de la Vezouze. Elle est basse et claire, sans surprise. Le secteur par lequel je débute est découvert si bien que les herbiers de renoncules ponctuent d’un vert tendre le lit gréseux de la rivière. Ce sera donc un Gamera 50 SP Metallic minnow qui plongera à l’eau en premier. Au 2ème lancer, il se fait intercepter sans appel. C’est bon signe pour la suite. Séance photo et c’est reparti.

01a30adad477ebc500cc16b66bc42d364d3b5a19bd

Les prochaines prétendantes sont plus farouches. Elles se décalent,  tapent « court ». Il est temps de changer de coloris. La ripisylve devient plus dense et les renoncules laissent place à un fond minéral. J’opte pour un coloris Flash Trout fry. Je pique un petit poisson au premier lancer : c’est bon. Mais non, en fait, c’était une erreur de jeunesse ! Ses aïeules ne se laissent pas berner par le nouveau coloris 2014 ! Permutation, pour un Ghost Trout fry. Et là enfin c’est le bon. Les prises s’enchainent ! Les truites ne sont pourtant pas sur les postes de chasse classiques. Pour déclencher les touches, il faut passer au plus près des obstacles qui jonchent le lit du cours d’eau.

014147fc02e46435a66429d743d00bdc7dce84ddc1

J’arrive sur un secteur où la rivière se resserre entre les aulnes. La lame d’eau devient plus importante et le Gamera 50 SP moins opérant. Je permute donc avec un Gamera 65 SP, toujours en coloris Ghost Trout Fry. Au lancer suivant, une grosse truite se décale pour prendre le leurre mais il passe un peu vite sur le poste. Au lancer suivant, je change d’angle. Oh merde, le triple de queue du PN s’est posé sur une racine. Je ne peux pas pourrir le coup, d’autant plus que j’aperçois un autre  joli poisson posté juste en aval. Je remonte, traverse à gué et, à plat ventre je m’approche de la maudite racine. Je libère le Gamera. Entrainé par la ligne, elle-même tracté par le courant, il se met en action, fait 50 cm et là : boom ! A moins d’un mètre de moi, la truite attaque le leurre plein travers. La canne est restée sur l’autre berge, je ne peux être que spectateur ! Piquée, elle secoue la gueule pour se libérer, ni parvenant pas elle fonce dans un embâcle, s’y accroche et en 2 coups de tête se décroche. Je suis médusé… et allégé d’un poisson nageur ! Faute de Ghost trout fry, je passe au Metallic bleek. Mais résolument, le métallique n’a pas la cote aujourd’hui.

Elles veulent des leurres plutôt volumineux (toute proportion gardée), évoluant près du fond et surtout pas métallique : un Tricoroll 55 S Iwana pourrait faire l’affaire ? Les truites semblent être de mon avis. La cueillette reprend avec quelques jolis poissons à la clé.

0117f0f04fead368c7600248541dc5862a242e1d15

En milieu de journée, le vent forcit et le ciel se couvre. L’activité des truites se réduit. Je change mes poissons nageurs, mais je n’arrive pas à trouver de quoi déclencher encore quelques touches. C’est peut-être le moment de passer au leurre souple ? Un Grubby shad 6 cm Ayu, une tête G’foot 1.8gr, et hop, c’est parti ! Une dérive, deux dérives… A la troisième, je stoppe mon Grubby shad devant une souche. La truite attaque, et…je la rate ! Poste suivant, c’est la même ! Et encore une fois ! ça commence à me chauffer ! L’hameçon n°6 de ma tête est certainement trop petit. Je la remplace par une G’Slide de 2.5 gr avec un hameçon de 4. A la touche suivante, c’est dedans. Ouf !  « Tant que je gagne, je joue ! » Et ainsi, je continue ma partie de pêche au Grubby shad. La truite au LS, j’y prends goût !

01b84492b0a901316bb4440694ad60e5d27ceb792d

Pour clôturer, et peut être parfaire, ce moment seul avec les truites, je vais revoir si la grosse ne serait pas à nouveau en poste. En arrivant devant la fosse, je la vois, elle est là ! Lancer légèrement amont, le Grubby shad s’enfonce dans la veine d’eau avant de toucher le fond de sable. Je le décolle. C’est le moment où la truite lance sa charge ! Ferrage. Elle est au bout et défend cher sa peau. De mon côté, je me bats avec les troches d’aulnes pour accéder à la rivière. Elle est  devant moi épuisée sur le flanc. J’allonge le bras, je la touche, mais je suis trop court pour la saisir. Dans un ultime élan, la belle repart et se décroche. C’était certainement d’avantage son jour que le mien…

 

 


Poster un commentaire

Vive Saint Nicolas

En Lorraine, durant mon enfance, la Saint Nicolas avait autant sinon plus d’importance à mes yeux que Noël. Il y avait la préparation de l’avoine  pour l’âne, du gâteau et du verre de lait pour Saint Nicolas, et puis la peur du père fouettard qui épissait tout ce rituel . Et le lendemain, plus d’avoine, de gâteau, mais des cadeaux à la place. C’était la fête, la fête des enfants.

be9feab5Début décembre 2013, en revanche ce n’était pas la fête. Après deux semaines de froid sec, les poissons avaient la gueule clouée. C’est là que j’avais posé une semaine de congés pour pêcher ! Les premiers jours, je les avaient passés en compagnie de Pierre Pom et d’Enzo Minardi qui était venu en reportage. Résultat : à peine une demi-douzaine de touches, une poutre perdue et un modeste brochet au bateau. Les jours suivants leur départ, la bise glacée qui soufflait en rafale m’avait clouée devant l’étau. Températures positives et vent de sud-ouest, enfin pour la Saint Nicolas une fenêtre météo favorable s’ouvrait.

C’est parti, direction le Rhin. En arrivant à la mise à l’eau, ça commence mal. Le niveau du fleuve a encore chuté, à tel point que la mise à l’eau du bateau est vraiment limite. Au moment de choisir une option pour démarrer la journée, j’avais bien une idée en tête. Mais j’ai finalement décidé de partir à l’opposé à la recherche de nouveaux spots. Le niveau étant bas, j’en profite pour pêcher des fosses dans le lit du fleuve. Quelques heures passent, mais rien. Il est temps de changer d’option. Nous voilà parti à proximité d’un quai de chargement de céréales. Bingo ! Les échos de fourrage sont au rendez-vous. On tourne sur la zone. On alterne les techniques. Il me faut passer en verticale légère avec un finesse pour déclencher la première touche. C’est un brochet modeste, mais c’est déjà ça de pris. Je reprends 2 petites tapes et le vent commence à forcir. ça devient compliqué de pêcher sur la zone.

D1Il est déjà 14h après le bol de Yum Yum qui a l’avantage de réchauffer, au moins la bouche ! Fini de jouer les Bob Morane, je décide d’aller voir si mon intuition du matin était la bonne. C’est un peu loin, mais il faut que j’aille voir. Arrivé sur la zone, je descends le Terrova 80 déclenche l’Autopilot et c’est parti, au bigbait cette fois. Le premier lancer est un peu loin de la berge. Le temps de me rapprocher, le troisième est bon. Deux trois tours de manivelle puis je laisse le swimbait descendre la pente. La tresse frémit quand un léger toc me parvient. Le ferrage est aussi ample qu’immédiat. La canne est cintrée. A l’autre bout, un brochet explose la surface. C’est un client ! Il arrive rapidement sous le bateau, sonde plusieurs fois avant que Gabriel ne l’emmaillote dans l’épuisette. Verdict : 1.01 m. Merci Saint Nicolas !

101Le moral regonflé à bloc, nous voilà reparti dans la dérive. Mais il ne se passe plus rien, même sur un autre point chaud que nous venons d’atteindre. Ce n’est pas grand chose, mais la pente était un peu plus douce au départ, les herbiers différents. On y retourne. Et boom, à 10 m près, nouvelle touche. Ce n’est pas une poutre, mais il fait ses 85 cm ! Cool.

85Gabriel, qui en a assez de jouer au ghillie, trouve un swimbait adapté à sa canne. Quelques mètres plus loin, il fait un poisson… adapté à sa canne. Nous retrouvons une pente encore plus douce. Je lui prête  un buster. Il n’a jamais pêché avec. Je lui explique les rudiments de la pêche au jerk. Et c’est la touche. Il apprend vite le gaillard !

GabLe jour commence à décliner. Pour avoir le cœur net, on retourne sur le spot du moment. Au premier lancer, Gabriel pique un gros poisson. Malheureusement, son ferrage n’a pas été assez appuyé et la barre émeraude nous salue d’un coup de queue. Le bateau est maintenant au pied de la cassure. Je tente un long lancer parallèle pour couvrir toute la zone de touche d’un coup. A mi-chemin, ma tresse frémit à nouveau. Sans attendre, je ferre. C’est pendu ! Et c’est beau.  Le poisson tente un travers à quelques mètres du bateau. Il est large. Et pour cause, son estomac est plein. Le ferrage réflexe était bien vu : le triple de queue du gros leurre est juste piqué sur la mâchoire supérieure du brochet. Au final, il ne fait pas le mètre. Je m’en fous bien. 97 cm pour terminer, je veux bien tous les jours !  C’est fini, il faut rentrer !

97

Vive Saint Nicolas.