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David Pierron et les poissons

Truite au poisson nageur : les basiques

1 commentaire

Les amuses bouches étant consommés, passons au plat de résistance : les postes, les truites, les leurres et leur présentation.

Lent et profond

Commençons par le plus basique : lancer le leurre vers l’aval, puis ramener en linéaire plus ou moins vite. Le poisson nageur se tient parallèle au courant, et poussé par la veine d’eau centrale décrit un arc de cercle avant d’être plaqué contre la berge. Ça marche, et avec quasiment tous les poissons nageurs ! Ensuite, il ne reste qu’à s’adapter aux conditions rencontrées.

Présentation PowerPoint

Lorsque les eaux sont froides, ou tout simplement que les truites ne sont pas très actives, il faut généralement rechercher à faire passer le leurre lentement au plus près du fond. Pour y parvenir, j’utilise un poisson nageur plongeant dense, stable et avec un wobbling (frétillement latéral)  serré. Le Rapala countdown est un modèle de base éprouvé pour cette situation. Les D-Contact de Smith, le Markbait 50 SS de Duo, les HW et les Buffet de Tackle House et les Tricoroll S et HW de Illex, apparus ces dernières années sur le marché offrent de nouvelles densités et vibrations qui nous permettent de pêcher encore plus lentement et plus profond.

Les Tricoroll, et en particulier les modèles HW, excllent dans les pêches lentes en aval

Les Tricoroll, et en particulier les modèles HW, excllent dans les pêches lentes en aval

Au-delà de la densité du leurre, l’angle de lancer revêt une importance capitale. Plus le courant est fort et plus on cherche à obtenir une progression lente du leurre, plus il va falloir lancer vers l’aval. Ainsi, en fermant l’angle, on réduit la pression du courant sur l’ensemble ligne/leurre. A l’aide d’une canne longue en la positionnant perpendiculaire à la berge, il est encore possible de réduire l’angle et donc l’allure du poisson nageur. Généralement dans ce cas de figure, je me contente de ramener  lentement en linéaire sans animation. Mais parfois, je pêche également à pomper en alternant tirées sur la canne pour accélérer la course du leurre suivie de relâchés, bannière légèrement détendue, jusqu’à reprendre contact avec le fond.

Les poissons nageurs coulants permettent de pêcher creux dans les courants. Ici, l'ami Gaël me l'a prouvé lors de "ma première leçon" avec un magnifique spécimen de 49.5 pris en plein jus au CD7

Les poissons nageurs coulants permettent de pêcher creux dans les courants. Ici, l’ami Gaël me l’a prouvé lors de « ma première leçon » avec un magnifique spécimen de 49.5 pris en plein jus au CD7

Plein les yeux

Inversement, quand le courant est plus lent, plus homogène et que les truites sont d’humeur agressive, j’ouvre l’angle de lancer parfois jusqu’à ¼ amont. Toujours en pêchant en linéaire avec des trajectoires plutôt rectilignes, je cherche alors à jouer sur la vitesse et l’agressivité de l’animation que j’imprime au leurre. J’use de nombreux twitchs (coups de scion brefs) pour envoyer un maximum d’éclats lumineux et induire une nage erratique.

Présentation PowerPoint

Souvent les truites sont délicates mais parfois il faut être bourrin et leur en mettre plein les yeux pour les déclencher. Dans ce cas de figure, les petits jerkbaits  sont à l’honneur : Gunki Gamera 65 SP, Squad minnow 65 SP de Illex , B’freeze 65 SP de Lucky craft, la liste est longue…

Le Gamera 65 SP Metallic bleek...pour leur en mettre plein les yeux

Le Gamera 65 SP Metallic bleek…pour leur en mettre plein les yeux

Et s’il faut pêcher plus profond, avec un angle ouvert, je préfère un modèle longbill suspending souvent plus dynamique d’un modèle dense à bavette courte. Là encore, il y a l’embarras du choix. Mais j’affectionne tout particulièrement les Squirrel 61 SP de Illex (cette année, il sort en version silent !) et les Gunki Mothra 60 SP.

Un Mothra 60 SP pour pêcher plus creux

Un Mothra 60 SP pour pêcher plus creux

La gueule des nerfs

Mais, il faut se rendre à l’évidence, le début de saison, c’est aussi parfois des eaux très froides basses et très claires ou inversement très hautes. Vous savez ? Le genre de jours où après quelques lancers on se dit que ce n’est vraiment pas gagner et qu’il va falloir s’accrocher pour ne pas rentrer bredouille. Que les eaux soient très basses ou très hautes, j’ai souvent recours à une même stratégie : celle de la dernière chance ! Une véritable guerre de nerfs ! Les truites sont terrées dans leurs caches, inactives. Il faut les provoquer jusqu’à les faire sortir pour corriger notre poisson nageur d’un coup de dents furtif. Pour y parvenir, il est nécessaire de passer au plus près des structures de la berge et parfois d’y rester immobile pendant de longs instants.

Présentation PowerPoint

C’est une pêche à gratter avec un poisson nageur. Dans ce cas de figure les petits cranckbaits flottants à longue bavette, offrant une nage stable, un frétillement court mais de fréquence élevée, ont ma préférence. Grâce à leur bavette, on peut aller (c’est d’ailleurs recommandé !) au contact avec les structures sans s’accrocher, parfois violemment pour déclencher des touches réflexes. Si habituellement mon choix en matière de coloris penche plutôt en faveur du naturel pour cette pêche de la dernière chance, je n’hésite pas à utiliser des coloris agressifs comme le Fire Tiger. Parmi les crancks de ma boite, on retrouve les Gunki  Gigan 39 F, les D Chubby 38 de Illex ou les Camion de Smith.

un Gigan 39 F Fire Tiger quand rien ne va plus

un Gigan 39 F Fire Tiger quand rien ne va plus

Ici la présentation se fait plein aval au ras de la berge, en laissant parfois le leurre dévaler sous un arbuste avant de commencer la récupération. Scion pointé vers l’eau on récupère jusqu’à prendre contact avec le fond. On stabilise. On attend. On remonte de quelques décimètres. On stabilise. Relâchés, quelques coups de scion vifs pur faire taper la bavette sur le fond. On restabilise et ainsi de suite… jusqu’à perdre ou lui faire perdre patience !

Rester en retrait et conduire la dérive avec une canne longue : essentiel !

Rester en retrait et conduire la dérive avec une canne longue : essentiel !

Voici résumées quelques approches basiques de la pêche de la truite aux poissons nageurs. En changeant simplement l’angle de lancer, la silhouette, la densité de leurre et sa récupération, il est ainsi possible de facilement  s’adapter à la plupart des cas de figures rencontrés en début de saison.

Des silhouette et des densités variées : il y a une bonne base dans cette boite !

Des silhouette et des densités variées : il y a une bonne base dans cette boite !

Mais les poissons nageurs offrent bien d’autres possibilités qu’un simple lancer-ramener. Ce sera pour la prochaine fois.

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Une réflexion sur “Truite au poisson nageur : les basiques

  1. Voilà un article instructif !! Merci David

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