D'Fish le Blog

David Pierron et les poissons

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Début de saison up-gradé !

Tempête de ciel bleu, températures estivales et précipitations inexistantes : on aurait pu croire en un début de saison catastrophique pour la truite. Et bien non, au contraire !

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Certes sur vos rivières vosgiennes, ce ne sont pas des cartons à trois chiffres comme on peut en faire parfois lors de printemps plus pluvieux, mais pour tant soit peu qu’on soit au bord de l’eau aux bonnes heures, il y a de belles rencontres à faire.

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Les beaux poissons sont de sorties, et à certains moments on se demande s’il y a des poissons de moins de 30 dans les rivières.

Pour autant, depuis début mars le cru 2014 se caractérise par la fugacité des touches des truites, et les décrochages à répétition. Au poisson nageur, pour améliorer mon rendement, j’ai remplacé les triples d’origine des Gamera 50 SP par des triples en n°12. Ça s’est avéré payant !

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Inspiré par l’armement utilisé pour la truite de mer par Gaël, dernièrement j’ai essayé avec un triple ventral et un hameçon simple en queue : 3 touches, 3 poissons piqués par la queue, 0 décrochage. A faire à suivre !

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Quand les truites ne voulaient pas de vibration, j’ai pêché un peu au toc pour le plaisir. Et quel plaisir ! Pêcher les grosses veines d’eau, lentement, méticuleusement, voir le rigoletto marquer un bref arrêt, ferrer et se retrouver attelé à un « bloc », ça fait vite oublier que c’est la première touche de l’après-midi.

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L’eau se réchauffe. L’activité gagne la rivière chaque jour un peu plus. Les prochaines semaines s’annoncent excellentes. J’adore le printemps !

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Le temps des gambes à corégone

Si nos amis savoyards ont la chance d’avoir une réglementation collant au cycle biologique de l’espèce, chez nous dans le Nord-Est, la pêche du corégone débute avec l’ouverture de la truite mi-mars. Pour ma part, on ne peut pas vraiment dire que la saison ait commencé : Éole en a voulu autrement !

Ce n’est pas bien grave, je me suis rabattu sur les truites ! Et en attendant, j’ai continué à occuper mes soirées à monter des gambes. Ce n’est pas que leur montage soit bien compliqué pour qui sait soigner ses nœuds, mais il faut avouer que c’est long ! Mes clients et mes proches le savent tant est si bien que dernièrement j’ai passé mes soirées (et mes nuits) à monter des gambes.

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En la matière, chacun y va de sa spécificité : 8 mouches pour l’un, 5 pour l’autre, espacement progressif ou régulière, nylon 16/100 pour le corps et les potences ou encore tout en fluorocarbone mais avec un diamètre plus important pour le corps que les potences. A se demander s’il n’y a pas autant de variante de gambes que de pêcheurs. Mais bon, l’essentiel, comme toujours en matière de pêche, est d’avoir confiance en son matériel…

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Il y a même des petits malins qui me demandent de customiser leurs plaquettes avec des bandes aimantées : bien pratique pour le déploiement comme pour l’enroulement !

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Quant à moi, enfin, je viens de recevoir ce que j’attendais depuis longtemps : 2 authentiques boites à gambes faites sur mesure avec des plaquettes aimantées double face. Le top ! Il m’a fallu du temps, mais je l’ai enfin trouver mon menuisier pêcheur ! Je ne vous dis pas ce qu’il va y avoir au programme de mes prochaines soirées : transfert et montage de gambes. J’ai hâte que tout soit rempli d’autant plus que les premiers guidages corégone sur Pierre Percée arrivent à grand pas.

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Si vous aussi vous ne trouvez pas les gambes qu’il vous faut, contactez-moi et faites-moi part de vos envies via le formulaire de contact de Masterflies.com

Et si vous avez envie de découvrir la pêche du corégone dans le cadre dépaysant du lac de Pierre Percée, cliquez ici 

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Ma belle ouverture

L’ouverture de la truite est déjà loin, mais aujourd’hui, j’ai enfin fait « mon » ouverture. Vous savez celle où on se retrouve seul sur son parcours favoris. J’étais parti pour aller pêcher le corégone à Pierre Percée mais les 60 km/h de vent annoncé pour aujourd’hui m’ont fait prendre un autre chemin.

Me voici donc en milieu de matinée au bord de la Vezouze. Elle est basse et claire, sans surprise. Le secteur par lequel je débute est découvert si bien que les herbiers de renoncules ponctuent d’un vert tendre le lit gréseux de la rivière. Ce sera donc un Gamera 50 SP Metallic minnow qui plongera à l’eau en premier. Au 2ème lancer, il se fait intercepter sans appel. C’est bon signe pour la suite. Séance photo et c’est reparti.

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Les prochaines prétendantes sont plus farouches. Elles se décalent,  tapent « court ». Il est temps de changer de coloris. La ripisylve devient plus dense et les renoncules laissent place à un fond minéral. J’opte pour un coloris Flash Trout fry. Je pique un petit poisson au premier lancer : c’est bon. Mais non, en fait, c’était une erreur de jeunesse ! Ses aïeules ne se laissent pas berner par le nouveau coloris 2014 ! Permutation, pour un Ghost Trout fry. Et là enfin c’est le bon. Les prises s’enchainent ! Les truites ne sont pourtant pas sur les postes de chasse classiques. Pour déclencher les touches, il faut passer au plus près des obstacles qui jonchent le lit du cours d’eau.

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J’arrive sur un secteur où la rivière se resserre entre les aulnes. La lame d’eau devient plus importante et le Gamera 50 SP moins opérant. Je permute donc avec un Gamera 65 SP, toujours en coloris Ghost Trout Fry. Au lancer suivant, une grosse truite se décale pour prendre le leurre mais il passe un peu vite sur le poste. Au lancer suivant, je change d’angle. Oh merde, le triple de queue du PN s’est posé sur une racine. Je ne peux pas pourrir le coup, d’autant plus que j’aperçois un autre  joli poisson posté juste en aval. Je remonte, traverse à gué et, à plat ventre je m’approche de la maudite racine. Je libère le Gamera. Entrainé par la ligne, elle-même tracté par le courant, il se met en action, fait 50 cm et là : boom ! A moins d’un mètre de moi, la truite attaque le leurre plein travers. La canne est restée sur l’autre berge, je ne peux être que spectateur ! Piquée, elle secoue la gueule pour se libérer, ni parvenant pas elle fonce dans un embâcle, s’y accroche et en 2 coups de tête se décroche. Je suis médusé… et allégé d’un poisson nageur ! Faute de Ghost trout fry, je passe au Metallic bleek. Mais résolument, le métallique n’a pas la cote aujourd’hui.

Elles veulent des leurres plutôt volumineux (toute proportion gardée), évoluant près du fond et surtout pas métallique : un Tricoroll 55 S Iwana pourrait faire l’affaire ? Les truites semblent être de mon avis. La cueillette reprend avec quelques jolis poissons à la clé.

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En milieu de journée, le vent forcit et le ciel se couvre. L’activité des truites se réduit. Je change mes poissons nageurs, mais je n’arrive pas à trouver de quoi déclencher encore quelques touches. C’est peut-être le moment de passer au leurre souple ? Un Grubby shad 6 cm Ayu, une tête G’foot 1.8gr, et hop, c’est parti ! Une dérive, deux dérives… A la troisième, je stoppe mon Grubby shad devant une souche. La truite attaque, et…je la rate ! Poste suivant, c’est la même ! Et encore une fois ! ça commence à me chauffer ! L’hameçon n°6 de ma tête est certainement trop petit. Je la remplace par une G’Slide de 2.5 gr avec un hameçon de 4. A la touche suivante, c’est dedans. Ouf !  « Tant que je gagne, je joue ! » Et ainsi, je continue ma partie de pêche au Grubby shad. La truite au LS, j’y prends goût !

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Pour clôturer, et peut être parfaire, ce moment seul avec les truites, je vais revoir si la grosse ne serait pas à nouveau en poste. En arrivant devant la fosse, je la vois, elle est là ! Lancer légèrement amont, le Grubby shad s’enfonce dans la veine d’eau avant de toucher le fond de sable. Je le décolle. C’est le moment où la truite lance sa charge ! Ferrage. Elle est au bout et défend cher sa peau. De mon côté, je me bats avec les troches d’aulnes pour accéder à la rivière. Elle est  devant moi épuisée sur le flanc. J’allonge le bras, je la touche, mais je suis trop court pour la saisir. Dans un ultime élan, la belle repart et se décroche. C’était certainement d’avantage son jour que le mien…

 

 

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Truite au poisson nageur : les présentations courbes

Un poisson nageur n’est pas une cuillère, ni même un vairon sur une godille. Alors pourquoi se limiter à l’utiliser comme tels ? Ainsi on se prive de sa qualité principale : sa densité ! Variable, elle permet à notre leurre d’être glissé sous les frondaisons ou au contraire maintenu dans une veine d’eau puissante. Mais surtout, cette faible densité permet, comme au streamer, de jouer des courants pour offrir une présentation plus attractive du leurre.

Je me rappelle d’ailleurs très bien comment cette évidence, qui m’échappait jusqu’alors, m’avait sauté aux yeux. C’était une ouverture avec les copains. Il allait bientôt être midi. Nous nous retrouvions pour casser la croûte et faire le bilan. Pour moi, la matinée ne s’était pas trop mal passée. Je devais avoir 4 ou 5 truites. Enfin, je pensais ! En arrivant au rendez-vous, Tof et Gaël étaient encore en train de pêcher. De loin déjà, les sourires accrochés aux deux visages en disaient long. Et d’une, et de deux : ça n’arrêtait pas ! Et ça avait été comme ça une bonne partie de la matinée. « Il faut faire des boucles » me lance Gaël « elles ne prennent que comme ça ! ». Je me rapproche. Tof s’exécute ! Lancer au ras de la berge d’en face. Il couche la canne vers l’aval, au lieu de la lever vers l’amont. Je suis intrigué. En plus, il donne du fil si bien qu’une grande boucle se forme sur l’eau. Il ferme le pick-up et commence la récupération. La boucle se déploie. Et au moment où le poisson nageur amorce le virage : boom, la touche ! Je me passe de vous dire que Tof jubilait de me donner une telle leçon !

La leçon...

La leçon…

Faites des boucles

De par leur densité, bien inférieure à une cuillère ou une gobille, les poissons nageurs n’obligent pas à une récupération immédiate. Comme cette anecdote d’ouverture nous l’apprend, il est possible de donner de la bannière pour faire du courant un allier. Ainsi, il devient possible de faire des présentations courbées  offrant une nage optimale du leurre. Grâce à l’angle ouvert créé par la boucle de fil entrainée par le courant, le leurre traverse la rivière en montrant ses flancs. Mais bien plus lentement et naturellement qu’on le ferait avec une récupération linéaire en plein travers.  Plus encore, en se déployant dans le courant, la boucle induit une accélération progressive jusqu’au changement de direction brutal et l’arrêt au moment où la ligne vient se placer en parallèle à la berge. Fatal ! Mais ça n’a rien de nouveau : c’est la base de la pêche à la mouche noyée !  Un poisson est naturellement plus enclin à suivre une proie en se laissant porter par le courant qu’à lutter contre pour aller la chercher.  Si le poisson n’est pas dans un niveau d’activité suffisant pour intercepter directement la proie au passage, il peut tout de même la suivre pour voir et se laisser aller à une attaque en fin de course.  Voici en quoi réside le principe des présentations courbées.

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Savoir donner

Il est d’autant plus facile de réaliser des présentations courbées que l’on dispose d’une canne longue et d’un fil visible pour contrôler la bannière. Une fois le lancer réalisé, on pointe la canne au ras de l’eau et on contrôle la sortie du fil avec l’index sur la bobine du moulinet. Quand la boucle est suffisamment formée, on enclenche la récupération pour mettre le leurre en action puis on continue. Mais souvent le mieux est encore de laisser le courant faire son œuvre. Plus le lancer est aval et la boucle courte, plus la course du leurre est rapide comme adaptée au courant lent. Inversement, plus le lancer s’effectue vers l’amont et la boucle formée, plus la course du leurre dans les courants rapide est lente. Ensuite l’angle donné à la canne par rapport au courant et la vitesse de récupération viennent ajuster la présentation.

Plus le courant est soutenu, plus on lance amont et forme la boucle

Plus le courant est soutenu, plus on lance amont et forme la boucle

Le bon leurre

Même si les présentations bouclées sont réalisables avec tous les types de poissons nageurs, les petits minnows à la silhouette allongée « prennent » mieux le courant que les trapus. Dans les plats courants, linéaires et peu profonds, qu’affectionnent souvent les truites en début de saison, un modèle flottant ou suspending convient bien. Lorsque le courant ne tire pas trop, j’utilise le Gamera 50 SP. Il a un wobbling (frétillement latéral)  assez prononcé et se met en action même « tracté » lentement. Les coloris Trout Fry et Metallic minnow sont devenus pour moi des bases. Et cette année,  Gunki fait même du « sur mesure » avec le coloris Flash trout fry. J’en rêvais, ils l’ont fait !

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Mais parfois, ce n’est pas le wobbling avec son empreinte vibratoire soutenue qui a la faveur des truites. Il leur arrive de préférer des leurres avec des frétillements plus mesurés couplés à un rolling (roulis) plus marqués. Dans ce cas, j’utilise avec bonheur le flat fry d’Illex. Avec ses flancs plats, son impact vibratoire est faible alors que l’effet visuel créé par le rolling reste conséquent. Enfin, je ne sais pas si c’est cela, mais présenté courbé, ce leurre m’a rapporté des quantités de truites.

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Si la veine d’eau est importante et le courant  marqué, j’opte alors pour un modèle coulant.  Durant la phase de déploiement de la bannière, il a le temps de s’enfoncer dans la lame d’eau. En termes de modèles, je me limite alors aux peu coulants, comme les traditionnels Count Down, les Tricoroll S d’Illex. Avec l’ample wobbling qui a fait la réputation des Tiny Fry, j’ai beaucoup d’espoir en la nouvelle version coulante du Tiny Fry 50 S.

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J-2 : voilà pour la théorie ! Maintenant place à la pratique ! Sur ces quelques conseils, qui j’espère vous auront été enrichissants, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une excellente saison. Tentez les boucles, jouez des courants. Vous verrez, l’ami Tof avait raison : les présentations courbées, c’est jubilatoire !

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Vous souhaitez découvrir cette technique, dans le massif vosgien au cœur du pays de Salm, c’est ici

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Truite au poisson nageur : les basiques

Les amuses bouches étant consommés, passons au plat de résistance : les postes, les truites, les leurres et leur présentation.

Lent et profond

Commençons par le plus basique : lancer le leurre vers l’aval, puis ramener en linéaire plus ou moins vite. Le poisson nageur se tient parallèle au courant, et poussé par la veine d’eau centrale décrit un arc de cercle avant d’être plaqué contre la berge. Ça marche, et avec quasiment tous les poissons nageurs ! Ensuite, il ne reste qu’à s’adapter aux conditions rencontrées.

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Lorsque les eaux sont froides, ou tout simplement que les truites ne sont pas très actives, il faut généralement rechercher à faire passer le leurre lentement au plus près du fond. Pour y parvenir, j’utilise un poisson nageur plongeant dense, stable et avec un wobbling (frétillement latéral)  serré. Le Rapala countdown est un modèle de base éprouvé pour cette situation. Les D-Contact de Smith, le Markbait 50 SS de Duo, les HW et les Buffet de Tackle House et les Tricoroll S et HW de Illex, apparus ces dernières années sur le marché offrent de nouvelles densités et vibrations qui nous permettent de pêcher encore plus lentement et plus profond.

Les Tricoroll, et en particulier les modèles HW, excllent dans les pêches lentes en aval

Les Tricoroll, et en particulier les modèles HW, excllent dans les pêches lentes en aval

Au-delà de la densité du leurre, l’angle de lancer revêt une importance capitale. Plus le courant est fort et plus on cherche à obtenir une progression lente du leurre, plus il va falloir lancer vers l’aval. Ainsi, en fermant l’angle, on réduit la pression du courant sur l’ensemble ligne/leurre. A l’aide d’une canne longue en la positionnant perpendiculaire à la berge, il est encore possible de réduire l’angle et donc l’allure du poisson nageur. Généralement dans ce cas de figure, je me contente de ramener  lentement en linéaire sans animation. Mais parfois, je pêche également à pomper en alternant tirées sur la canne pour accélérer la course du leurre suivie de relâchés, bannière légèrement détendue, jusqu’à reprendre contact avec le fond.

Les poissons nageurs coulants permettent de pêcher creux dans les courants. Ici, l'ami Gaël me l'a prouvé lors de "ma première leçon" avec un magnifique spécimen de 49.5 pris en plein jus au CD7

Les poissons nageurs coulants permettent de pêcher creux dans les courants. Ici, l’ami Gaël me l’a prouvé lors de « ma première leçon » avec un magnifique spécimen de 49.5 pris en plein jus au CD7

Plein les yeux

Inversement, quand le courant est plus lent, plus homogène et que les truites sont d’humeur agressive, j’ouvre l’angle de lancer parfois jusqu’à ¼ amont. Toujours en pêchant en linéaire avec des trajectoires plutôt rectilignes, je cherche alors à jouer sur la vitesse et l’agressivité de l’animation que j’imprime au leurre. J’use de nombreux twitchs (coups de scion brefs) pour envoyer un maximum d’éclats lumineux et induire une nage erratique.

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Souvent les truites sont délicates mais parfois il faut être bourrin et leur en mettre plein les yeux pour les déclencher. Dans ce cas de figure, les petits jerkbaits  sont à l’honneur : Gunki Gamera 65 SP, Squad minnow 65 SP de Illex , B’freeze 65 SP de Lucky craft, la liste est longue…

Le Gamera 65 SP Metallic bleek...pour leur en mettre plein les yeux

Le Gamera 65 SP Metallic bleek…pour leur en mettre plein les yeux

Et s’il faut pêcher plus profond, avec un angle ouvert, je préfère un modèle longbill suspending souvent plus dynamique d’un modèle dense à bavette courte. Là encore, il y a l’embarras du choix. Mais j’affectionne tout particulièrement les Squirrel 61 SP de Illex (cette année, il sort en version silent !) et les Gunki Mothra 60 SP.

Un Mothra 60 SP pour pêcher plus creux

Un Mothra 60 SP pour pêcher plus creux

La gueule des nerfs

Mais, il faut se rendre à l’évidence, le début de saison, c’est aussi parfois des eaux très froides basses et très claires ou inversement très hautes. Vous savez ? Le genre de jours où après quelques lancers on se dit que ce n’est vraiment pas gagner et qu’il va falloir s’accrocher pour ne pas rentrer bredouille. Que les eaux soient très basses ou très hautes, j’ai souvent recours à une même stratégie : celle de la dernière chance ! Une véritable guerre de nerfs ! Les truites sont terrées dans leurs caches, inactives. Il faut les provoquer jusqu’à les faire sortir pour corriger notre poisson nageur d’un coup de dents furtif. Pour y parvenir, il est nécessaire de passer au plus près des structures de la berge et parfois d’y rester immobile pendant de longs instants.

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C’est une pêche à gratter avec un poisson nageur. Dans ce cas de figure les petits cranckbaits flottants à longue bavette, offrant une nage stable, un frétillement court mais de fréquence élevée, ont ma préférence. Grâce à leur bavette, on peut aller (c’est d’ailleurs recommandé !) au contact avec les structures sans s’accrocher, parfois violemment pour déclencher des touches réflexes. Si habituellement mon choix en matière de coloris penche plutôt en faveur du naturel pour cette pêche de la dernière chance, je n’hésite pas à utiliser des coloris agressifs comme le Fire Tiger. Parmi les crancks de ma boite, on retrouve les Gunki  Gigan 39 F, les D Chubby 38 de Illex ou les Camion de Smith.

un Gigan 39 F Fire Tiger quand rien ne va plus

un Gigan 39 F Fire Tiger quand rien ne va plus

Ici la présentation se fait plein aval au ras de la berge, en laissant parfois le leurre dévaler sous un arbuste avant de commencer la récupération. Scion pointé vers l’eau on récupère jusqu’à prendre contact avec le fond. On stabilise. On attend. On remonte de quelques décimètres. On stabilise. Relâchés, quelques coups de scion vifs pur faire taper la bavette sur le fond. On restabilise et ainsi de suite… jusqu’à perdre ou lui faire perdre patience !

Rester en retrait et conduire la dérive avec une canne longue : essentiel !

Rester en retrait et conduire la dérive avec une canne longue : essentiel !

Voici résumées quelques approches basiques de la pêche de la truite aux poissons nageurs. En changeant simplement l’angle de lancer, la silhouette, la densité de leurre et sa récupération, il est ainsi possible de facilement  s’adapter à la plupart des cas de figures rencontrés en début de saison.

Des silhouette et des densités variées : il y a une bonne base dans cette boite !

Des silhouette et des densités variées : il y a une bonne base dans cette boite !

Mais les poissons nageurs offrent bien d’autres possibilités qu’un simple lancer-ramener. Ce sera pour la prochaine fois.

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Les Eaux Bleues – 15 et 16/02 – Eaux libres ou eaux closes ?

Mon quotidien me le rappelle : les pêcheurs méconnaissent la réglementation de la pêche en France. Et ceci aucune couche de la population française de pêcheurs n’y échappe, même dans les hautes sphères. C’est pourquoi, régulièrement, au cours de l’année, je souhaite proposer aux auditeurs de France Bleu Alsace – et aux lecteurs de mon blog – d’éclaircir la loi pêche point par point.

Pour commencer, voyons où ne  s’applique pas la loi pêche, dans les eaux closes et où elle s’applique, les eaux libres au statut de domaine public ou alors de domaine privé.

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Retrouvez en détail les chapitres du Code de l’Environnement définissant l’exercice de la pêche en France sur Legifrance